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06
18
2020

Réseaux virtuels, recherche et travail : un mini-guide pour commencer

Ilaria Orsi, Caroline Betto-Colliard & Denis Billotte, CUSO

La semaine passée, nous avons proposé quelques suggestions concernant le développement et l’entretien de vos réseaux professionnels. Entre autres, nous avons mentionné l’importance de construire une présence en ligne, via les réseaux virtuels. Nous souhaitons aujourd’hui survoler les principales plateformes utiles à ce but en Suisse et réfléchir à leurs avantages et leurs limites.
Veuillez noter que ce billet ne concerne pas les plateformes de mediasharing (p.e. : SlideShare, YouTube, Vimeo…), de datasharing (p.e. : Dryad Digital Repository, Mendeley…), de codesharing, ni les outils de bureautique plus ou moins traditionnels (courriel, agenda partagé, slack, MIRO…), ni les blogs.


Contexte professionnel académique :
Les principaux réseaux virtuels pour les chercheurs et chercheuses sont Academia.edu (plutôt orienté sciences humaines et sociales) et Research Gate (en principe plutôt orienté Sciences de la Vie et Sciences exactes).
Objectifs : permettre le partage d’informations (articles, évènements tels que colloques, ateliers, expositions…) ; promouvoir la création et le développement du réseau professionnel spécifique à son propre domaine de recherche ou à ses intérêts intellectuels ; mesurer les répercussions de ses propres travaux ; obtenir des publications d’autres chercheurs et chercheuses.
Bonnes pratiques : Détaillez vos intérêts de recherche ; listez vos publications et, de manière plus générale, vos travaux ; utilisez les plateformes pour montrer votre curiosité intellectuelle : posez des questions aux autres chercheurs et chercheuses ; soyez vigilant·e quant à la propriété et à la protection des (vos) données.
Limites : Les statistiques liées à votre visibilité restent assez obscures ; réfléchissez consciencieusement avant de publier vos textes en version intégrale : discutez-en avec votre directeur ou directrice de recherche et vos collègues.
Pour aller plus loin (et surtout pour être conscient·e·s des biais et des risques potentiels) : Les archives ouvertes de Toulouse fournit une bonne bibliographie pour creuser encore un peu plus.


Contexte professionnel extra-académique :
À l’heure actuelle, LinkedIn est le réseau professionnel le plus développé en Suisse.
Objectifs : augmenter votre visibilité professionnelle ; identifier les offres de travail intéressantes ; établir et maintenir votre réseau (rejoindre les réseaux des autres) ; savoir qui consulte votre profil ; interagir avec les professionnels de votre secteur via les groupes de discussions ; rencontrer les personnes de votre réseaux LinkedIn ; intégrer les groupes Alumni de vos écoles… ;
Bonnes pratiques : Choisissez une bonne photo et personnalisez l’image du fond ; relisez, contrôlez et mettez à jour votre profil de manière régulière ; choisissez avec soin vos mots clés et vos hashtags ; soyez précis·e et attractif·ve ; bannissez la rhétorique ; participez aux groupes de discussions ; félicitez quelqu’un pour son nouveau poste ; envoyez des invitations personnalisées…
Limites : Votre profil LinkedIn n’est pas un CV en ligne ! Veillez à différencier vos CVs (qui doivent toujours être ciblés sur l’offre d’emploi) de votre profil (qui est forcément plus général). Quelques limites de la version gratuite : vous ne pouvez pas visionner la totalité des personnes qui ont visualisé votre profil, mais seulement la dernière ; vous ne pouvez pas envoyer des courriels aux personnes qui ne font pas partie de votre réseau.
Pour aller plus loin : participez à l’atelier « Let’s Boost Your LinkedIn Profile », animé par Maura Hannon et organisé chaque semestre par le programme transversal de la CUSO.


Contexte non-professionnel (mais quand même) :
Comme le dit E. Mourlon-Druol («L’usage des réseaux sociaux pour chercheurs», dans E. Cavalié, F. Clavert, O. Legendre, D. Martin, Expérimenter les humanités numériques) Twitter et Facebook (et dernièrement Instagram) se sont progressivement introduits dans le monde de la recherche et ils peuvent désormais aussi servir comme plates-formes de partage, de visibilité, de connexion.
Objectifs : Faire connaître son travail scientifique au-delà du monde académique ; promouvoir des événements ; aller à la rencontre de la société.
Bonnes pratiques : adaptez votre langage au contenu et à l’audience ; soignez vos visuels et vos photos (surtout sur Instagram) ; choisissez avec beaucoup de soin vos hashtags ; rejoignez (sur Facebook) les groupes qui pourraient être intéressants pour vous.
Limites et risques : soyez vigilant·e·s et ne mélangez pas la sphère professionnelle et la sphère privée (à ce propos, Facebook permet de scinder son profil en deux) ; restez focalisé·e·s ; considérer que les twitts ainsi que le story sur Instagram ont une durée de vie limitée.
Pour aller plus loin : Jetez un coup d'oeil au billet de What Sup à propos de Twitter et de la recherche.


Pour conclure, voici quelques liens concernant l’utilisation des réseaux sociaux au sein de nos universités :

UNIFR | UNIGE | UNIL | UNINE | UNIBE  


PS : à propos de réseaux virtuels, de connexions et de résonance, un clin d’œil à Sophie Leclère de what-sup-net ! Cliquez ici pour lire son billet sur le réseautage!